ESBA Angers Événementiel Carte blanche aux écoles supérieures d’art

Carte blanche aux écoles supérieures d’art

Vendredi 20 janvier 2017
Espace culturel de l’Université d’Angers – Entrée libre
Programme 1 de 11 h à 12 h
Programme 2 de 17 h 15 à 18 h 15

Une projection de films réalisés par les étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Bourges (Ensa Bourges), l’École Supérieure d’Art et de Design Toulon Provence Méditerranée (ESADTPM), The Glasgow School of Art (GSA – Ecosse) et l’Ecole supérieure des beaux-arts TALM.

Wër

Flora Hommand et Pierre Grandclaude – Ensa Bourges – 2016 – France – 13 mn 10
Le film cherche à mettre en relation l’étrangeté géographique des îles avec des récits mystiques qui expliquent des phénomènes naturels par une présence divine. Par ce biais nous souhaitons donner à voir l’imaginaire poétique qui se dégage du paysage et la manière dont les hommes en font un lieu de culture, un terreau spirituel.

Machine organique

Sacha Cardin – TALM-Angers – 2016 – France – 3 mn 15
Nous sommes constamment connectés à n’importe quelles machines, sommes-nous en train de devenir des hommes bioniques ou bien des machines biologiques ? Cette dérive graphique est une interprétation de notre relation, presque fusionnelle, avec la machine. Pour mettre en scène ce jeu de rencontre, j’ai représenté le corps dans sa composition générale et les différents composants d’une machine. Les deux éléments évoluent dans un espace encore inconnu et semblent fusionner. On y observe les frontières entre le naturel et l’artificiel, le biologique et l’automate, disparaître. Je traite cette idée en exploitant graphiquement la possible métamorphose d’un corps en post-humain.

Letters from far away

Namratha Thomas – TALM-Le Mans – 2016 – France – 8 mn
Letters from far away présente une série de photographies visuellement dissociatives qui ont été prises en France par Namratha. Ces images sont accompagnées de la lecture d’une lettre personnelle reçue d’un ami inconnu français à une époque où elle vivait loin. L’appareil photographique de Namratha tente de comprendre la France en tant qu’étrangère en cherchant simplement à connaître un territoire inconnu et en même temps en essayant de retrouver des traces de la France qui sont décrites dans la lettre de son ami.

Circle

Maria Blom – GSA – 2016 – Ecosse – 2 mn
Le spectateur est présenté avec une toile circulaire rose et la procédure initiale du processus de peinture. On retrouve des fragments audibles de l’interview de Frank Stella (1973) dans Painter’s Painting dans laquelle il discute de ses préoccupations sur l’examen critique et le manque de crise personnelle.

Objects

Maria Blom – GSA – 2016 – Ecosse – 5 mn 50
Le spectateur est présenté avec un angle d’appareil photo fixe et statique dans lequel Maria marche en testant diverses compositions et combinaisons d’objets sculpturaux extraits d’une collection spécifique et placé sur une plinthe. L’audio dans la vidéo est Maria récitant un script dans lequel elle discute de ses inquiétudes ou de ses insécurités pour chaque composition.

Westmoreland Rocks

Siân Collins – GSA – 2016 – Ecosse – 9 mn 50
Un film sur un groupe de roches dans un parc communal sur la rue Westmoreland à Govanhill, Glasgow. Le travail explore ce que ces roches signifient pour la communauté locale et les gens qui vivent dans la vue directe de celles-ci. Filmées à partir des maisons des résidents qui ne les regardent plus, les roches sont vues de multiples perspectives, avec des voix des résidents que l’on entend au cours de la séquence vidéo. Siân a interviewé les habitants, et des mois plus tard, les a invités à dire leurs mots à nouveau.

Lenin’s ear

Holly Mc Lean – GSA – 2016 – Ecosse – 7 mn
La réalisatrice du documentaire trouve l’oreille de Lénine dans un parc. Elle avait voyagé en Russie à la recherche de celle-ci, mais accidentellement l’a fait tomber dans l’herbe. Maintenant, elle doit vérifier comment elle est arrivée là et d’où elle venait. Et plus fondamentalement, est-ce vraiment l’oreille de Lénine ?

Round here

Olga Kaliszer – GSA – 2016 – Ecosse – 9 mn 35
Promenade dans la ville.

Too sad to

Lisa Robert – TALM-Angers – 2016 – France – 9 mn
Chaque plan, d’un extrait sélectionné dans une série, est synthétisé en une couleur unie et représentative. Le rythme du montage est respecté. Le traitement du son suit une même
logique d’occultation : toutes les phrases sont coupées pour ne révéler que le reste. Le « reste » de cette extrême altération vient suggérer pudiquement et donner des indices, à propos d’une situation où les mots et les images sont finalement vains. Le titre fait référence à l’œuvre de Bas Jan Ader, I’m too sad to tell you, 16 mm, 03:34 min, 1971.

Binary Composition

Eunbin Choi – Ensa Bourges – 2015 – France – 2 mn 35
La vidéo montre des textes anagrammatiques (composés des alphabets A, H, I, S, T et W). Les lettres individuelles ont leur propre code binaire (un système de numérisation de 8-bit utilisant la base 2, ceux-ci ne pouvant prendre que deux valeurs, notées par convention 0 et 1). Chaque lettre donne son propre rythme en fonction du système binaire. A la suite de l’anagramme des mots, les lettres s’harmonisent en rythme.

Le spectacle obligatoire

Lucie Cros – TALM-Le Mans – 2016 – France – 8 mn
Des questions. Des hypothèses. Un son strident. Puis la voix. L’interprète se glisse dans les mots de Malone. L’univers de Samuel Beckett. L’innommable. Pourtant. Elle porte un imperméable rouge, assise dans un bac de douche, l’eau ruisselle. Elle double l’acteur dans un jeu où l’absurde dialogue avec des objets triviaux, une plante, une chaise. Elle, derrière
le panneau translucide, un autre écran, puis l’oeil. Au fil des plans se lisent tour à tour, la solitude, le doute, la peur peut-être. Au coeur d’un spectacle, elle est la participante d’une répétition qui finit par proposer une boucle. Elle incarne une proximité, celle d’un cri intérieur où les mots même perdent tout sens dans son existence.

Sans titre

Sarah Abd Ali – ESADTPM – 2016 – France – 4 mn 15
Une image plane sans perspective renvoyant à la platitude de l’écran, sans histoire. Le mouvement de l’optique et le défilement de la surface filmée crée un déphasage semblable à
celui de la musique répétitive. Par la vitesse et l’espace restreint du plan, notre cerveau décompose le mouvement, l’image, créant ainsi un effet de déphasage, qu’on retrouve dans la
musique de Terry Riley, par exemple, ou dans Piano phase de Steve Reich.

Experience accentuated by modern technologies

Cathie Bagoris – TALM-Angers – 2016 – France – 4 mn 35
La technologie moderne digère l’Individu, le mastique, le coupe, le découpe et le redécoupe en des milliers, millions, milliards d’ondes, points, pixels, données, bits. Elle le, elle nous broie, à chaque fois, nous décompose, nous absorbe et nous excrète. Qu’excrète-t-elle alors ? Expérience de la technologie moderne, vérification en direct des propos de Derrida sur « la trace ». « Il y a trace dès qu’il y a expérience, il n’y a pas d’expérience sans trace ». Pour Derrida, c’est un fantôme qui est excrété.

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