Edition Faux Raccord, Juliette Abensour, Fabrice Reymond, Livret 6 et 7

Edition Faux Raccord, Juliette Abensour, Fabrice Reymond, Livret 6 et 7

ESBA Angers Actualités Edition Faux Raccord

Edition Faux Raccord

Lecture de Judith Abensour et Fabrice Reymond
Vendredi 20 novembre à 20h

L’Atelier, rue Jourdain, Paris (XXe)

La collection faux raccord rassemble divers écrits cinématographiques : articles critiques, scénarios de films réalisés, en devenir ou pour toujours laissés à l’état d’esquisse, partitions de films mentaux ou réflexions d’écrivains et de théoriciens sur la place du cinéma dans leur rapport à l’écriture et à la pensée.
Écrivain, artiste, théoricien, philosophe ou cinéaste, chacun prend en charge l’écriture d’un livret qui fait écho par sa singularité à tous les autres livrets de la collection, telle une opération de montage par intervalles. S’il est néanmoins un espace commun au cœur de cette disparité, c’est un espace collectif d’expériences et de réflexions sur les modes de fabrication et de diffusion de nos images.
Le cinéma aujourd’hui ne cesse de se nourrir de ce qu’il n’est pas ou de ce qui lui est extérieur. De même l’art trouve dans le cinéma un certain nombre de points de tensions qui animent sa pratique : les relations entre le visible et le dicible, le rapport à la technique et à la reproduction des images, l’évolution des nouvelles formes de fiction, l’articulation entre le document, l’archive et la mise en scène du réel, etc. L’écriture devient alors un des terrains d’expérimentation de tous ces mouvements de circulation et de tous ces points de passages : un territoire à arpenter où s’éprouve la possibilité de dire ce que serait aujourd’hui une expérience du monde. La collection « faux raccord » donne à lire et à percevoir des écrits cinématographiques qui sont autant d’opérations de déplacement entre l’écriture et le monde via le cinéma.

Fabrice Reymond, A l’opéra derrière un poteau, livret 6, collection faux raccord, édition TALM et post-éditions, 144 pages, prix : 7 euros.
« Je n’ai finalement pas tant pour projet de faire des livres que de faire une vie. Partagé entre le dehors de l’écriture et le dedans de la vie, j’ai fini par passer mon temps à prendre notes,  et à annoter mon existence à la voix off de ma vie.»
Après des études de théologie protestante, Fabrice Reymond conçoit des documentaires pour France Culture entre 1993 et 1998, puis s’engage dans l’aventure de l’art. Depuis 2008, il publie tous les deux ans le nouveau tome d’un projet intitulé « Anabase », le livre d’une vie, construit comme un musée conservant des fragments de textes patiemment consignés. L’énoncé programmatique d’«Anabase »est le suivant : «Perdu sur le chemin du retour, on sème les indices qui dessinent la carte du présent.» En 2008, Fabrice Reymond codirige l’anthologie Art conceptuel, une anthologie, conçue comme un manifeste littéraire qui affirme la dimension littéraire et fictionnelle des énoncés conceptuels, et qui permet au texte d’excéder les styles, les genres, les formats et d’échapper à la clôture du livre.

Judith Abensour, Vie et mort des aoûtiens suivi de hantise du scénario, livret 7, collection faux raccord, édition TALM et post-éditions, 160 pages, prix : 7 euros.
Vie et mort des aoûtiens se présente comme un document, c’est le scénario d’un film non réalisé. A plusieurs reprises, pendant la période du mois d’août, Judith Abensour a collecté des enregistrements de voix, des témoignages d’habitants de Paris et de sa banlieue ; elle a mené des entretiens sous la forme de conversations avec l’idée de constituer une encyclopédie de paroles, une sorte de cartographie sonore de la métropole. Il s’agissait d’évoluer dans la zone blanche du mois d’août, de l’utiliser comme caisse de résonance, pour faire émerger  des lignes de fuite, des trajectoires qui remettent en jeu la délimitation entre le centre et la périphérie, entre la norme et la marge, entre l’oeuvre achevée et celle restée en suspens. Hantise du scénario est un texte de réflexion théorique écrit parallèlement à Vie et mort des aoûtiens.
Judith Abensour enseigne la théorie des arts et le cinéma à l’École supérieure des beaux-arts TALM (Site d’Angers). Elle a dirigé l’ouvrage collectif Réactivations du geste (Le Gac Press, 2011). Elle a également réalisé des films, parmi lesquels Parades (2013), avec Thomas Bauer.

Lecture de Judith Abensour et Fabrice Reymond vendredi 20 novembre à 20h.

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