Crédits visuel : Marc-Antoine Mathieu

Crédits visuel : Marc-Antoine Mathieu

ESBA Angers Conférences Marc-Antoine Mathieu

Marc-Antoine Mathieu

Présentation de son parcours et temps d’échange
Jeudi 11 mai 2017 à 17 h 30
Salle T0 Culture générale, TALM-Angers

Marc-Antoine Mathieu

Marc-Antoine Mathieu réside à Angers. Il explore les formes, qu’elles soient narratives ou plastiques. Aux Beaux-Arts d’Angers d’abord, où il pratique la sculpture, le super 8 et la perspective. À l’atelier Lucie Lom ensuite, où il expérimente et invente, avec son collègue Philippe Leduc, des mises en scène graphiques et scénographiques : Opéra Bulles à la Grande Halle de la Villette en 1991, la rétrospective de Moebius/Giraud (2000) ou Ombres et lumières à Beaubourg et à la Cité des Sciences (2004). Ils expérimentent également l’espace urbain au cours d’installations aussi féériques qu’éphémères : La Forêt suspendue (2004) ou Les Rêveurs (2000-2014).

Parallèlement à ses recherches de plasticien, Marc-Antoine Mathieu creuse depuis une vingtaine d’années un sillon particulier dans la bande dessinée. Son univers en noir et blanc puise sa poésie chez Kafka et Borges. Paris-Mâcon, en 1987, mais le tome 1 de Julius Corentin Acquefacques – L’Origine, publié aux Éditions Delcourt et unanimement reconnu par la presse (Alph-Art Coup de Coeur à Angoulême en 1991), révèlent un auteur majeur du 9e Art. Chaque album de la série Julius Corentin Acquefacques exploite une astuce scénaristique et repousse les frontières de médium BD. Mathieu fait parfois des infidélités à son héros dans des albums traitant de thématiques fortes : Mémoire morte (1999) voit l’avènement d’une dictature de l’information en temps réel. Avec Le Dessin (2001), il engage une réflexion sur la création et l’intime via un tableau magique, sorte de boîte de Pandore inversée. En 2006, dans Les Sous-sols du révolu, co-édité par Le Louvre & Futuropolis, il nous entraîne dans les profondeurs d’un musée infini où il multiplie les fausses pistes, les mises en abyme et les interrogations sur l’art. 2009, nouveau terrain d’essai : il s’empare de Dieu et façonne une fable déstabilisante et jubilatoire pour une lecture tout simplement (post)divine ! Dieu en personne reçoit le Grand Prix de la Critique. En 2011, il invente encore avec 3 Secondes, la première BD pensée simultanément pour le papier et le numérique. Avec Le Décalage, 2013 voit le retour de son héros. En 2014, il publie S.E.N.S., une oeuvre protéiforme qui questionne le temps et l’espace d’un monde sans bord, avec l’absurde pour horizon.

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