Site Angers (© photo Sonia Marques)

Site Angers (© photo Sonia Marques)

TALM

La réunion des écoles supérieures des beaux-arts de Tours, Angers, Le Mans en un Établissement Public de Coopération Culturelle apparaît en premier lieu comme l’achèvement d’une réforme pédagogique dont un des objectifs est de rejoindre l’enseignement supérieur européen avec la reconnaissance des diplômes et en particulier du diplôme DNSEP au grade master. Ce statut facilite le développement des pôles de recherche et dynamise un pôle d’enseignement supérieur entre trois villes. L’EPCC est, de ce fait, la première initiative aboutie d’une vaste politique publique à l’échelle nationale, envisageant le développement de coopération internationale, une dynamique d’échanges et la valorisation des enseignements.

Les trois sites Tours Angers Le Mans forment un établissement unique d’enseignement supérieur des arts à vocation interrégionale. Cet établissement réunit deux régions, trois départements et trois villes – métropoles, il accueille 580 élèves et 110 enseignants artistes et théoriciens.

Il articule son ouverture et son autonomie à travers des pratiques transdisciplinaires et développe en mission complémentaire des cours d’éducation artistique pour tous les publics.

Une école – trois sites – trois inflexions au cœur du projet pédagogique et scientifique:
1/ Recherche ;
2/ Rayonnement international ;
3/ Offre de formations diversifiée, insertion professionnelle.

  • Tours propose une option en cycle long avec deux cursus : Art et Art mention Conservation-restauration des œuvres sculptées.
  • Angers organise des cursus avec deux options en cycle long : Art et Design (agrément du Conseil Français des Architectes d’Intérieur). Autres filières : master Technologies numériques, gestion et valorisation des produits culturels en partenariat avec l’ESTHUA – Université d’Angers et master Dynamiques territoriales et paysages, parcours paysages – médiations en partenariat avec Agrocampus Ouest.
  • Le Mans propose des cursus avec deux options en cycle long : Art et Design avec les mentions Design sonore et Espace de la cité.

Dans les trois sites, des projets de recherche se sont élaborés. On y constate la très grande diversité des propositions, avec des axes liés aux options Art, Design et Conservation-restauration d’œuvres sculptées.

1/ Les programmes de recherche

Fabriques de l’art, fabriques de l’histoire de l’art T. Trémeau et V. Theodoropoulou
Le point de départ de ce projet de recherche, qui pose d’emblée l’hypothèse de fabriques conjointes de l’art et de l’histoire de l’art, est le constat d’une actualité prégnante de pratiques artistiques qui semblent traduire de nouveaux rapports à l’histoire de l’art et aux institutions.
L’objet de la recherche s’articule autour de quatre axes :

  • Questionner et situer plus précisément les enjeux esthétiques des évolutions et des transformations de la figure de l’artiste en historien de l’art depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui.
  • Se pencher sur les différentes structures collectives créées par les artistes, de l’agence à l’entreprise, et de l’institution à l’organisation.
  • Étudier les processus d’écriture et de réécriture des histoires de la modernité et de l’art contemporain dans des contextes post-coloniaux (Inde, Proche et Moyen-Orient).
  • Expérimenter de nouvelles formes de co-fabriques de l’art et de l’histoire de l’art par la conception de workshops et d’expositions.</liEn traduction S. Pluot et F. Vallos
    Ce programme de recherche a pour ambition de développer un approfondissement des connaissances théoriques sur les phénomènes et procédures de traduction dans les arts qui engagent un champ de problématiques liés aux théories linguistiques, la technique, la psychanalyse, les théories esthétiques (les relations entre les arts et le rapport à l’œuvre, son interprétation, sa compréhension).
    La recherche prend en compte les phénomènes de traductions dans toutes leurs dimensions : inter-linguistiques (d’une langue à l’autre) comme intra linguistiques (la métaphore, la métonymie, l’allégorie) et intersémiotiques (d’un médium vers un autre). La recherche historique et théorique est envisagée dans une articulation permanente entre des pratiques curatoriales, de productions d’œuvres et de publications.
    Ce programme a produit une série de projets d’expositions, de conférences / colloques et d’éditions notamment en lien avec Living Archives et Art by Telephone.

    Faux raccordJ. Abensour, T. Bauer et C. Le Gac
    Faux raccord entend être un dispositif qui pose les principaux jalons théoriques d’une équipe cinéma dans une école d’art et qui parallèlement développe une méthodologie pratique. Faux raccord propose de faire du cinéma un moteur de décloisonnement des disciplines. Nous entendons créer un espace collectif de réflexion réunissant artistes, écrivains et théoriciens pour échanger sur leur rapport au cinéma dans des pratiques autres que des pratiques strictement filmiques. Faux raccord produit des formes hétérogènes qui donnent lieu à une circulation de pensées et à divers formats de transmission et de diffusion.

    Replace or remake M.-H. Breuil
    Ce projet entend questionner la pratique et la déontologie du conservateur-restaurateur confronté à des œuvres d’art contemporaines dont la précarité matérielle implique que tout ou partie soit remplacé ou refait en vue de l’exposition de l’œuvre dans le maintien de sa fonction et de sa signification. Le premier volet de ce programme (2012-2013) a permis de mener l’étude d’une œuvre de Richard Long, White Rock Line, à la demande du Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux.
    L’objet de ce deuxième volet est de réfléchir au statut de la production au sein de la conservation-restauration : quelle place ? Quels enjeux, quels objectifs, dans quel cas, pourquoi et comment produire à nouveau tout ou partie d’une œuvre ? Le fait de refaire ou de remplacer est généralement admis en art contemporain, notamment lorsque les matériels qui composent l’œuvre deviennent obsolètes, cependant cette pratique est insuffisamment encadrée et documentée.

    Grande image C. Domino
    Né de l’expérience de pratiques d’artistes contemporains, de la préoccupation de l’urbain, de l’art à l’échelle du paysage, d’une réflexion sur le contexte de l’art, d’une idée pédagogique au sein de l’école d’art et d’un contexte urbain favorable et de partenariats forts, Grande Image est un projet qui a fait se rejoindre en près de trois ans des questionnements et des partenaires engagés. Le développement de Grande Image a conduit à la formation d’un réseau de contacts et d’un groupe de travail qui est désormais constitué de manière formelle, en réunissant des participants tant du côté de la pratique artistique que de la réflexion théorique sur l’art, l’image et la ville.
    Porté par l’école supérieure des beaux-arts, Grande Image a élargi son rayon d’action à d’autres partenaires en France et à l’étranger. Son développement tant sur le plan théorique que de la production d’expériences et de travaux artistiques a nécessité la mise en place d’un programme de recherche construit et coordonné. Ce programme complète et enrichit le territoire de travail développé au sein du site du Mans pour rejoindre une réflexion sur le statut de l’image dans l’art contemporain, sur les relations entre art et contexte urbain, entre art et technologies spécifiques, en particulier numériques, et approfondir le regard sur les productions contemporaines qui mettent en jeu l’ensemble de ces questions.

    Synthetic Lab F. Agid et C. Morin
    Synthetic est un programme pédagogique basé sur le site du Mans, articulé autour de la collaboration d’écoles d’art et d’architecture sur le plan national et international, sur l’association d’industriels et de laboratoires de recherches. Synthetic se veut la préfiguration d’un réseau multi sites orienté vers le partage des compétences techniques, des connaissances théoriques, et des ressources matérielles, et engagé dans une réflexion globale sur les enjeux de la production des formes à l’ère numérique. Synthetic aborde la construction sous l’angle de l’automatisation et de la robotique et la science des matériaux avancés et propose donc une approche constructiviste de la production de forme.

    2/ La participation internationale des écoles de l’EPCC Tours, Angers et Le Mans, très active depuis de nombreuses années, démontre un investissement culturel vaste et ambitieux.

    Il existe aujourd’hui plus d’une quarantaine de conventions avec des établissements étrangers. Ces conventions d’échanges sont instaurées avec les écoles européennes mais aussi hors Europe.

    3/ Dans le cas du nouvel EPCC, l’offre est extrêmement diversifiée et conduit à de nombreuses pratiques professionnelles : commissariat d’exposition, graphisme, design, création sonore et audiovisuelle, restauration d’œuvre d’art, enseignement, publicité, édition.

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