ESBA Angers Événementiel Regards périphériques

Regards périphériques

Vendredi 20 janvier 2017
Espace culturel de l’Université d’Angers – Entrée libre
Projections vidéos de 16 h 30 à 17 h 15

Une programmation de courtes vidéos qui ne privilégie pas la narration comme élément prioritaire de l’enjeu filmique. Erik Bullot dans son livre Sortir du Cinéma démontre que les relations entre le cinéma et l’art ont donné lieu à de nombreuses expérimentations depuis le début du développement de cet art industriel et qu’il existe un espace qui interroge le cinéma, dans son fonctionnement, son histoire et sa culture. La programmation se construit avec l’Ecole supérieure des beaux-arts TALM–Angers, les Galeries de l’Université d’Angers et le collectif Blast. Chacun dispose d’une carte blanche pour définir une partie de la programmation, accompagnée d’un commentaire à visée pédagogique, pour tous les publics.

Reasons to be Glad

Jeffrey Scher – 1980 – Etats-Unis – 4 mn
Il y a de nombreuses raisons d’être heureux : la musique, les images, le rythme de l’animation… Ce film est un hommage à la vie, au cinéma et aussi à Xavier Cugat.

Form Phases IV

Robert Breer – 1954 – Etats-Unis – 3 mn 30
Le dernier et le plus raffiné des films de la série consacrée au déplacement des formes abstraites. Sur un fond, des rectangles et des formes arrondies de papiers découpés s’animent. Sur un rythme contrapuntique, une forme sort à mesure qu’une autre apparaît. Rien ne se perd, tout se transforme.

Transfer

Angela Melitopoulos – 1991 – France – 12 mn
Les images de cette vidéo ont été tournées en basse lumière dans le métro parisien. L’homme est guidé par la machine dans le monde du rêve éveillé. Il est dans un état permanent de séduction. Les moments enchaînés de la rencontre. La machine ou la foule emporte « l’autre », l’homme reste anonyme, il se crée un sentiment d’impuissance qui est compris comme sensation, comme expérience sans mémoire. C’est dans ce monde-là que se mêlent les images médiatiques.

En travaux

Pierre-Yves Cruaud – 2001 – France – 1 mn 55
Une surface noire et vierge d’un écran va se laisser habiter par une suite d’images et de sons provenant tous des travaux actuels servant à l’édification de la Sagrada Familia. Des images diverses (échafaudages, tuyaux…) sont prélevées, découpées puis isolées de leur format d’origine mais la technique combinatoire du montage les ressoude. Même si la rythmique est aléatoire, l’effet de figuration se met en place jusqu’à tisser un motif audiovisuel proche du patchwork. L’énergie des impacts sonores sert de ciment à l’enchaînement des images morcelées. L’assemblage des images raconte l’histoire de l’édification de ce lieu. La bande-son est composée de bruits concrets (martèlements, sons métalliques…) qui ne se juxtaposent jamais alors que les images se croisent et se superposent. Les bandes-images représentent une réalité sociale à travers les cadrages des outils de travail contribuant à l’édification architecturale d’un grand bâtisseur. L’assemblage de ces images et de ces sons crée un tissu visuel et sonore transformant le montage en mixage. En définitif, cette perception de la Sagrada Familia prend la forme d’un objet mental et rythmique.

Série « Julie in the box »

Julie C. Fortier – 1999-2001 – France – 8 mn 15
Julie in the box rassemble les travaux suivants : Shift, 1999, 1 mn 30 ; Mechanical Rodeo, 2000, 1 mn 30 ; Line Up, 2001, 1 mn 30 ; Blizzard, Blizzard, 2000, 3 mn 30 ; C’est pas grave, 2002, 40 sec. Visant à interroger l’acte de figuration, le travail de Julie C. Fortier décompose sous forme de vidéoperformances le figement de son image et sa réanimation. Elle construit pour cela des situations dans lesquelles elle s’expose à une série d’épreuves qui recourent à des effets spéciaux élémentaires, produits le plus souvent lors des tournages. Par leur cadrage rigide, ses vidéo-performances se présentent comme le constat d’une série de manipulations qui affectent son image.

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