Videoproject +

Vendredi 12 janvier 2018
Espace culturel de l’Université d’Angers – Entrée libre
De 16 h à 16 h 45

Une programmation de courtes vidéos qui ne privilégie pas la narration comme élément prioritaire de l’enjeu filmique.

Erik Bullot dans son livre Sortir du Cinéma démontre que les relations entre le cinéma et l’art ont donné lieu à de nombreuses expérimentations depuis le début du développement de cet art industriel et qu’il existe un espace qui interroge le cinéma, dans son fonctionnement, son histoire et sa culture.
Dans la continuité de la biennale d’art vidéo Videoproject organisée du 21 septembre au 18 novembre 2017, la programmation de Videoproject + se construit avec l’École supérieure des beaux-arts TALM–Angers, les Galeries de l’Université d’Angers, l’association 24+1 et l’artothèque d’Angers. Chacun dispose d’une carte blanche pour définir une partie de la programmation, accompagnée d’un commentaire à visée pédagogique, pour tous les publics.

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Matthias Müller – 1991 – Allemagne – 6 min
Elle crie. Elle tombe dans le silence. L’attente de la terreur la terrasse. Mais ce à quoi elle fait face n’est rien de plus que le point de vue de l’observateur. Elle est observée. Des clichés du mélodrame produisent un drame de stéréotypes. Le montage brillant dévoile les mécanismes du voyeurisme dans ce film de Matthias Müller.

14H00
Nancy Dinh – 2005 – France – 5 min 35
Il y a des souvenirs d’un passé lointain qui expriment soudainement leur existence après des années. Le sentiment de distance dans le temps s’évanouit. Il a toujours existé, mais son essence est une redécouverte. Nous sommes toujours en train de nous séparer d’une chose pour nous reconnecter à une autre.

ATLAS
Magda Gebhard – 2013 – France – 8 min
Filmée en plan séquence, la vidéo reprend le principe de l’animation image par image, en mettant à nu le processus de travail : la superposition devient alors elle-même le sujet de la pièce. La courte pause d’hésitation entre une couche et l’autre est le temps donné au spectateur pour appréhender chaque image. Ce temps-là donne sens à l’œuvre et se déploie comme une séquence de paysage panoramique qui parcourt le temps et l’espace.

RHYTHM
Len Lye – 1957 – France – 1 min 09
« RHYTHM démontre le remarquable sens du mouvement appliqué par Len Lye au montage de prises de vues. Le résultat est extraordinaire, le métrage devient une brillante composition cinétique, magnifiquement synchronisé aux rythmes de batteries africaines.» Roger Horrocks. Bien que sa réputation fût établie par l’utilisation de peintures à même le film, Lye est digne d’autant d’intérêt pour avoir été l’un des plus grands maîtres du montage. Sa spécialité a été le «jump cut», une condensation elliptique d’une action, obtenue par l’élimination des plans intermédiaires, en sorte que la figure à l’écran semble progresser par bonds selon un cours d’actions prescrites.

NOCTURNE
Emily Richardson – 2002 – France – 5 min
Nocturne est un film de 5 minutes tourné entièrement la nuit dans les rues désertes de la ville. Le film entend trouver des images nocturnes de Londres révélant la présence du passé, ou la présence des morts, renvoyant ainsi à son histoire dissimulée. Il a été filmé dans des rues désertes aux alentours de l’East End londonien, et sur les docks, puisqu’on y trouve l’impression d’une ville résonnante, pleine d’ombres se manifestant là nuitamment.

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